Colam Impact passe la 5e !

28 février 2020

Colam Impact est heureux de vous annoncer son nouvel investissement !

Venez découvrir ci-dessous Isahit, cinquième entreprise accompagnée par Colam Impact sur la thématique de l’emploi et la formation.

Isahit développe et exploite une plateforme internet socialement responsable d’externalisation de tâches digitales. Isahit met en relation des travailleurs, appelés hiters/hiteuses (HIT pour Human Intelligent Task) avec des entreprises internationales cherchant à externaliser des projets digitaux.

L’impact d’Isahit est avant tout social puisque la société souhaite donner l’opportunité à des personnes éloignées de l’emploi dans des pays en voie de développement, d’obtenir un revenu leur permettant de financer un projet de vie (poursuite/reprise d’études, projet entrepreneurial). Par ailleurs, Isahit permet également d’intégrer ces personnes dans la transition numérique et digitale et ainsi de réduire les inégalités liées à la fracture numérique croissante dans le monde.

Source : isahit.com

Colam Impact est heureux d’être accompagné sur cette levée par Sodexo Ventures, fonds d’investissement du groupe Sodexo qui apporte une expertise technique et technologique complémentaire de celle de Colam Impact et de rejoindre le comité de surveillance aux côtés des dirigeants Isabelle Mashola et Philippe Coup-Jambet et des investisseurs historiques pour accompagner la société dans la croissance de son activité et de son impact sociétal.

Changer pour changer le monde ?

22 mars 2019

C’est désormais le printemps. L’occasion pour certains d’entamer un grand ménage et parfois aussi de prendre de nouvelles résolutions. Et si nous profitions de ce moment pour changer nos habitudes de consommation et adopter des pratiques plus durables ?

Deux tiers des français se disent aujourd’hui inquiets pour la planète et jugent que trop peu d’actions sont menées (sondage BVA,Mai 2018). Face à cet immobilisme, la jeunesse européenne et française se mobilise en ce moment et incite à l’action collective, mais aussi individuelle. Si beaucoup entendent ce message, trop peu savent aujourd’hui par où commencer face à l’ampleur d’un tel défi.

Heureusement certains ont déjà ouvert la voie en nous montrant comment, à notre échelle et pas à pas, changer nos habitudes et vivre en meilleure harmonie avec le monde qui nous entoure. Nous souhaitions vous partager aujourd’hui deux de ces témoignages positifs et inspirants, en espérant qu’il vous inspire à votre tour !

Pour en savoir plus :

https://www.cacommenceparmoi.org/

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Green is the new black : consommer autrement avec le “Green Friday”

23 novembre 2018

C’est aujourd’hui le “Black Friday”, jour traditionnel de soldes importé des Etats-Unis,de plus en plus populaire en France. Avec plus de 15 millions de français y participant chaque année, il est désormais le jour de consommation le plus important de l’année en France.

Face à ce nouveau phénomène, un collectif d’entreprises (dont le réseau Envie, Emmaüs ou encore Ethiquable) propose depuis 2017 un “Green Friday”. Cette alternative au Black Friday est destinée à promouvoir la consommation durable et sensibiliser les gens aux conséquences écologiques de notre mode actuel de consommation.

“Le but n’est pas de culpabiliser” précise ce collectif, mais plutôt d’alerter contre la surconsommation compulsive et de montrer aux gens qu’une autre façon de consommer est possible. Le collectif préconise ainsi de privilégier l’achat local et/ou responsable ou de ne pas acheter du tout en choisissant le réemploi et la réparation. L’objectif ? Augmenter la durée de vie de nos produits et préserver ainsi notre planète (et notre portefeuille). Un message qui fait sens quand on sait par exemple que 700 000 tonnes de textile sont mises chaque année sur le marché en France et que moins du tiers est collecté pour être ou réutilisé.

Au de-là du discours les entreprises de ce collectif s’engagent : actions de sensibilisation (ateliers de réparation et d’entretien, ateliers DIY pour vos cadeaux de noël,etc.) partout en France et aucune réduction dans les magasins partenaires, qui s’engagent à reverser 15% de leur chiffre d’affaires de la journée au profit de HOP (association de lutte contre l’obsolescence programmée).

Près de 100 événements “Green Friday” partout en France, à retrouver ici pour trouver ceux près de chez vous !

Une journée pour nettoyer le monde (et comprendre qu’il reste du chemin à faire)

14 septembre 2018

Après les mots, les actes ? Après avoir marché pour le climat en France et dans le monde le 8 Septembre, les citoyens du monde entier ont l’occasion ce week-end d’agir en faveur du climat et de la préservation de la planète.

Nettoyer le monde en un jour : un pari fou ?

En effet, samedi 15 septembre se tient le World Clean Up Day qui s’est donné pour objectif de nettoyer la planète.. en un jour ! Un objectif fou ? Et pourtant.. Ce mouvement, lancé en 2008 en Estonie, a réuni cette année-là près de 5% de la population du pays et ne cesse de grandir. En 2014, 6 autres pays avaient rejoint le mouvement, dont la Slovénie, où 15% de la population avait participé à cette action. Cette année, l’événement se tiendra dans plus de 150 pays, dont la France.

Prise de conscience et sensibilisation

Bien évidemment, et malgré la volonté de millions de citoyens enthousiastes, on ne peut régler ce problème en une journée. En premier lieu parce qu’il ne sert à rien de nettoyer si l’on continue de polluer le reste de l’année. C’est en substance le message du mouvement Let’s do it, à l’origine de cet événement.Cette journée sert avant tout à nous alerter sur nos pratiques de consommation et à réfléchir ensemble à des solutions alternatives et durables.

En effet, il faut savoir que si une partie de nos déchets est aujourd’hui recyclée près de nos lieux de vie, la plupart finissent (très) loin de chez nous, souvent en Asie. Au mieux recyclés (voire enterrés ou incinérés), certains de  nos déchets finissent aussi dans les fleuves et rivières, puis dans l’océan. Ainsi 10 fleuves dans le monde charrient 88 à 95% des déchets que l’on retrouve dans l’océan, qui nourrissent ensuite d’immenses continents de plastiques, que certains essaient aujourd’hui de nettoyer.

Agir à son niveau

Quoiqu’il en soit il n’y a pas de petits gestes : si cette journée du nettoyage vous intéresse, Wolrd Clean Up France propose une carte interactive des événements organisés dans tout le pays : il y en a plus de 1 000 référencés ! Et si vous ne trouvez pas votre bonheur près de chez vous, vous pouvez toujours organiser un événement et le partager aux internautes si vous le souhaitez !

Premier investissement dans Deuxiemeavis.fr !

6 septembre 2018

Nous sommes heureux et fiers d’annoncer le premier investissement de Colam Impact dans Deuxièmeavis.fr et d’accompagner ses dirigeantes Pauline d’Orgeval, Catherine Franc et Prune Nercy dans leur volonté de réduction des inégalités d’accès à l’expertise médicale par la facilitation et la généralisation du recours au second avis médical.

Pour en savoir plus :

Communiqué de presse

Article des Echos

Ceci n’est pas un poisson d’avril !

23 juillet 2018

C’est l’été, et pour beaucoup cela rime avec soleil, plage et bord de mer. Alors que nous avons tous des souvenirs d’excursion avec masque et tuba pour observer les poissons, cela pourrait ne devenir qu’un souvenir d’ici quelques années seulement.

En effet, une récente étude de la fondation Ellen Mac Arthur estime qu’il y aura autant de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050. Une prévision bien préoccupante, qui a inspiré cette vidéo de sensibilisation particulièrement efficace au CREA de Barcelone.

Bien que certains contestent l’exactitude de la prévision de la fondation Mac Arthur une chose est sûre : trop de plastique (environ 8 millions de tonnes par an) finit dans nos océans et le rythme ne faiblit pas.

Heureusement, de nombreux acteurs agissent déjà comme  Plastic Bank, qui veut empêcher ce flot de se déverser dans les océans en collectant le plastique dans les fleuves en amont et en faisant du plastique la nouvelle monnaie d’échange dans de nombreux pays en voie de développement. D’autres agissent en aval, pour tenter de purifier nos océans comme The Ocean Clean Up ou 4Oceans, et d’autres encore tentent de sensibiliser le grand public à ces enjeux, comme Plastic Odyssey.

Nous pouvons enfin tous agir modestement à notre échelle pour réduire notre consommation de plastique en préférant le vrac comme chez DaybyDay, le verre comme chez Jean Bouteille ou en refusant le suremballage dans les supermarchés en participant à une initiative Plastic Attack proche de chez nous. De nombreuses autres initiatives existent (et naissent chaque jour) : partageons les et participons au changement !

Manger mieux, partager et moins gaspiller !

28 juin 2018

Le mondial de football a réveillé votre goût de l’exotisme et vous rêver de nouveauté pour remplacer la classique pizza les jours de match ? Vous ne suivez pas le foot mais votre ligne et souhaitez comprendre ce que vous mangez ? Zoom rapide sur trois entreprises à impact sociétal qui veulent révolutionner (positivement !) nos pratiques alimentaires.

Meet my Mama : échange culinaire et culturel

Meet My Mama se présente comme un révélateur de talents culinaires : celui de nos mamans ! En effet cette jeune société française met en avant des femmes d’origines diverses qui ont toutes la particularité de très bien cuisiner mais qui n’ont pas toujours les moyens, le temps ou le réseau pour lancer leur propre activité. Meet My Mama les met en relation avec des entreprises qui cherchent des solutions de traiteur originales et de qualité. En 2018, Meet My Mama a déjà répondu à 350 événements, grâce à 30 femmes désormais entrepreneuses qui ont pris plaisir à partager leur cuisine mais aussi leur parcours à leurs clients.

Les Cuistos Migrateurs : l’intégration par la cuisine

Tout comme Meet my Mama, les Cuistots Migrateurs vous invitent à voyager et découvrir des mets du monde entier, préparés par des cuisiniers immigrés installés aujourd’hui en France. L’objectif  de ses fondateurs : changer le regard des gens sur les immigrés, valoriser la diversité par la gastronomie et enchanter nos papilles ! En moins de 3 ans, ce traiteur d’un genre nouveau a servi, avec son équipe de désormais 10 personnes,  plus de 30 000 repas ! Si vous vivez ou passez à Paris cet été, Les Cuistots Migrateurs vous accueillent tout l’été au quartier Paris plage du bassin de la Villette !

Yuka : mieux comprendre ce que l’on mange

Nous le savons tous : il est préférable de manger et cuisiner des produits frais, locaux et de saison. Toutefois, par facilité, fatigue ou manque de temps, il nous arrive de faire nos courses en grande surface et de se trouver bien démunis à la lecture des étiquettes des produits proposés.

Face à ce manque de visibilité, une jeune entreprise a lancé Yuka, une application mobile qui permet de scanner vos produits et de vous donner leur performance diététique avec une note sur 100. Elle vous alerte également sur les additifs dangereux ou douteux dans ces produits et vous propose même quand cela est possible un produit équivalent meilleur pour votre santé. L’application, gratuite, revendique plus de 15 000 avis sur son site et des milliers d’utilisateurs réguliers.

Si les entreprises sociales de l’univers gastronomique vous intéressent, il en existe de nombreuses à découvrir encore comme Too Good To Go, Optimiam, NOUS et bien d’autres, toutes autant sociétalement innovantes !

Champion(s) du monde de l’écologie

15 juin 2018

Alors que débute cette semaine la coupe du monde de football 2018 en Russie, les pronostics vont bon train, les “experts” misant sur l’Allemagne, le Brésil ou l’Espagne pour la victoire finale. Sur le terrain de l’écologie et de la préservation de la planète, les favoris ne sont plus les mêmes et les vainqueurs s’appellent Nigéria, Brésil et Suède et la France, elle, ne passerait pas les quarts…

Le média en ligne américain EcoWatch a ainsi décider de comparer les “performances environnementales” des 32 pays engagés en Russie sur 3 critères : émissions de CO2 par habitant, déploiement des énergies renouvelables et anticipation face aux changements climatiques à venir.

Nigéria, Brésil et Suède : le trio vainqueur

Si le premier critère fait la part belle aux pays d’Amérique du Sud et d’Afrique, le second place les européens en bonne position avec 3 pays dans le dernier carré (Russie, Espagne, Allemagne) mais s’inclinant contre le Brésil. Le troisième enfin voit gagner les pays d’Europe du Nord (Suède devant le Danemark et l’Islande) et met surtout en avant l’absence de pays africains et sud américains aux premières places, révélant le besoin pressant d’investissement et d’accompagnement sur ces sujets dans ces pays.

La France : championne du monde en 2022 ?

On notera enfin que quelque soit le critère choisi, la France ne passe jamais les quarts de finale dans cette “coupe du monde de l’écologie”, preuve du chemin encore important qu’il reste à parcourir.

Ceci n’est toutefois pas une fatalité. Nous pourrions tous contribuer à réduire l’empreinte carbone de la France notamment en soutenant la production d’énergie renouvelable, en revalorisant mieux nos déchets ou encore en favorisant le recyclage et le réemploi. Pour gagner cette coupe du monde, nos champions ne s’appelleraient pas Griezman ou Mbappé mais peut être alors Akuo , Enerfip, Love Your Waste, TooGoodToGoMaximum, Hopaal,etc.

 

Si vous souhaitez en apprendre davantage :

L’écologie au secours de l’économie et de l’emploi

25 mai 2018

Et si prendre soin de la planète permettait de créer de l’emploi et de « booster » l’économie ? C’est ce que semble indiquer un récent rapport de l’Organisation Mondiale du Travail paru le 14 Mai dernier qui estime à 18 millions le nombre de créations nettes d’emploi si l’on réussissait collectivement à respecter les accords de Paris de 2015.

En Bref

  • Le respect par l’ensemble des pays signataires de l’Accord de Paris (maintenir le réchauffement climatique sous 2°C) pourrait permettre le développement de nouveaux secteurs et permettre une création nette globale de 18 M d’emplois
  • Ce bénéfice net est cependant inégal selon les régions du monde avec des gagnants (Asie, Amériques, Europe) et des perdants (Moyen-Orient, Afrique)
  • La plupart des 163 secteurs identifiés bénéficieraient de bénéfices nets d’emplois. Les grands gagnants seraient l’électricité (+2.1 Millions) et l’économie circulaire (+6 Millions)
  • Cette transition ne peut réussir sans une politique sociale permettant à court terme de soutenir financièrement les travailleurs « perdants » et à long terme de les accompagner par des formations vers leur reconversion

Des résultats contrastés selon les régions du monde

Selon cette étude, le respect des Accords de Paris de 2015 à maintenir le réchauffement climatique mondial en dessous de 2°C supprimerait 6 millions d’emplois dans le monde mais permettrait surtout d’en créer 24 millions d’ici à 2030. Cette création d’emploi serait toutefois inégale : l’Asie en serait la grande gagnante (+14 Millions) suivi des Amériques (+3 millions) et de l’Europe (+2 millions). A l’inverse, le Moyen Orient et l’Afrique ressortiraient perdants du fait de leur importante dépendance actuelle aux énergies fossiles (perte nette respective de -0,3 et -0,35 million d’emplois).

Energie et économie circulaire :  secteurs à fort potentiel

Sans surprise les secteurs de l’extraction pétrolière et du raffinage sont les plus sévèrement touchés par ce changement avec plus d’un million de pertes nettes d’emplois chacun. Ils sont toutefois les seuls dans ce cas, et le bilan global est positif. Ainsi seuls 14 des 163 secteurs identifiés par le rapport de l’OIT perdraient plus de 10 000 emplois.

Beaucoup seraient par ailleurs gagnants à s’engager dans une transition écologique forte, comme le secteur de l’électricité : s’il perdrait 400 000 emplois du fait de l’électricité produite à base d’énergie fossile, il pourrait en gagner 2,5 millions grâce au développement des multiples sources d’énergie renouvelable, soit un gain net de 2,1 millions en 15 ans. Constat encore plus vrai dans le vaste secteur de « l’économie circulaire » qui comprend le tri et le recyclage mais aussi la réparation, la location ou la réutilisation où ce pari écologique permettait de créer 6 millions d’emplois.

Vers une double transition : environnementale et sociale

Les auteurs du rapport mettent toutefois en garde face aux conclusions positives hâtives : ces bons résultats prévisionnels et cette transition ne pourront se réaliser que si les Etats soutiennent pleinement l’essor de ces nouvelles filières et qu’ils anticipent rapidement cette transition. Ainsi la mise en place rapide de politiques sociales de protection des travailleurs, de soutien financier aux travailleurs de secteurs en déclin et de formation aux nouvelles filières et aux nouveaux métiers est une condition indispensable et nécessaire à la réalisation concrète de ce changement.

Si vous souhaitez en apprendre davantage :

Télémédecine remboursée en France en 2018 : une solution aux problèmes du secteur de la Santé ?

16 mai 2018

Un projet d’accord entre les syndicats et la caisse nationale d’assurance maladie, qui doit encore être validé au mois de mai, donnerait à tous les patients l’accès aux téléconsultations dès le 15 septembre. Le tarif serait de 25€ pour un généraliste et de 30€ pour un spécialiste. Révolution en cours dans le secteur de la santé ? Est-ce une solution viable pour mettre fin aux déserts médicaux et répondre au vieillissement inéluctable de la population ?

En Bref

  • Inscrit dans la loi de finance 2018 de la sécurité sociale, la télémédecine pourrait être remboursée dès Septembre prochain si l’Etat et les syndicats trouvent un accord
  • La télémédecine recouvre des services différents dont la téléconsultation, la télé-expertise ou encore la télésurveillance, qui ne seront pas régis par la loi de la même manière
  • La télémédecine apporte une réponse à la problématique des inégalités géographiques, économiques et sociales d’accès aux soins ainsi que celui du vieillissement de la population et de la difficulté de renouvellement des médecins dans certaines régions
  • Des défis majeurs attendent encore les acteurs de la télémédecine  : adhésion des médecins comme des patients, protection des données personnelles ou encore mise en place du dossier médical partagé (DMP)

 

Télémédecine : de quoi parle-t-on ?

Le terme générique de télémédecine regroupe plusieurs services distincts dont les principaux sont :

  • La téléconsultation : consultation par un professionnel médical d’un patient à distance (téléphone, visioconférence)
  • La télé-expertise : sollicitation par un professionnel médical d’un ou plusieurs avis d’autres professionnels médicaux
  • La télésurveillance : prise de décision par un professionnel de santé sur la prise en charge de son patient sur la base des données de santé recueillies à distance

De nombreuses plateformes proposent aujourd’hui du téléconseil qui permet à une personne de discuter avec un professionnel de santé par téléphone ou visioconférence. Dans cette situation, le médecin n’est pas autorisé à poser un diagnostic ni à délivrer une ordonnance. Pour être considérée comme téléconsultation, des autorisations supplémentaires et bien plus contraignantes sont nécessaires afin que les médecins référencés sur ces plateformes puissent émettre un diagnostic et le cas échéant délivrer une ordonnance.

Innovation sociétale et fin des déserts médicaux ?

La télémédecine répond à de nombreux besoins des patients, mais aussi des professionnels de santé et de l’Etat. Celle-ci pourrait en effet permettre de :

  • Réduire les inégalités géographiques d’accès aux soins en réduisant le temps d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un médecin spécialiste voire un médecin expert qui souvent se trouve loin du lieu de résidence du patient
  • Réduire les inégalités économiques et sociales d’accès aux soins en donnant accès à tous et de la même manière aux meilleurs spécialistes partout en France voire dans le monde
  • Désengorger les services d’urgence des hôpitaux aujourd’hui débordés par des « fausses urgences » et combler en partie le manque de médecins disponibles aujourd’hui. Bien qu’ils n’aient jamais été aussi nombreux, la profession est vieillissante et de plus en plus inégalement répartie sur le territoire
  • Permettre aux professionnels de santé d’obtenir plus facilement et plus rapidement l’avis de confrères avec la télé-expertise

La télémédecine pourrait également être une solution pour des personnes âgées ayant souvent des difficultés à se déplacer. La télémédecine pourrait ainsi faciliter la vie de près de 10 millions de personnes de plus de 75 ans d’ici 2030.

Télémédecine : les défis de demain

L’arrivée de la télémédecine est une révolution pour le secteur de la santé en France. Si elle a de nombreux avantages, il reste encore de nombreux défis à relever pour qu’elle se développe et gagne l’adhésion de tous. Bien que favorables au développement de la télémédecine, l’Ordre National des Médecins émet encore quelques réserves sur le sujet. Certains médecins craignent en effet une détérioration de la verticalité de la relation médecin-patient, déjà entamée avec l’explosion d’internet et du smartphone, chacun pouvant chercher ses symptômes et s’imaginer un diagnostic. Ces nouveaux acteurs de la télémédecine devront donc veiller à bien s’inscrire dans le parcours de soin, en collaboration avec les médecins traitants.

La sécurisation des données personnelles, sujet sensible, est un autre défi majeur pour ces nouveaux acteurs de la médecine. Sur ce sujet, bien que des lois sont déjà en place et que la CNIL, gendarme français de la protection des données personnelles, veille attentivement et valide chaque nouvelle plateforme avant son lancement, ces nouveaux acteurs devront encore rassurer l’opinion publique divisée sur le sujet. Ce dernier défi est également une nouvelle opportunité : celle de réussir à développer en France un dossier médical partagé (DMP), individuel et 100% numérique, afin que la prise en charge (digitale ou physique) du patient soit plus rapide, plus efficace et plus sûre pour le patient comme son médecin. Ce projet, porté par l’Etat depuis 15 ans, peine pourtant encore à se développer réellement. L’essor de la télémédecine et de nouvelles entreprises innovantes pourraient l’aider à enfin aboutir.

Si vous souhaitez en apprendre davantage :